Ce que la nature nous donne

La nature nous offre de merveilleuses choses. Il suffit de savoir la regarder. Doucement, à la faveur d'un matin baigné par la rosée, au détour d'un chemin, ou bien tapis dans l'herbe là ou se cache le monde de l'infiniment petit.
Une abeille butineuse, un papillon facétieux, des fruits bien mûrs, des perles de rosée, l'herbe caressée pas le vent et la lumière , les couleurs des saisons, le bleu du ciel, tout est à prendre à qui sait regarder et respecter.
Toutes les photos sur ce blog sont de moi. Vous pouvez vous en servir, à condition de ne pas vous les approprier. Et maintenant je vous invite à prendre avec moi la clef des champs.
 undefined

Les bloggers de chine semblent avoir  toujours autant de soucis pour visiter les  sites d'ob, suit  à la censure de leur pays.  ne les oubliez pas . ^^


Allez une petite visite

les commentaires ne seront plus autorisés. pourquoi ? Simplement parce que je n'ai pas le temps de vous visiter et de poster chez vous comme je le voudrais. et que cela me gêne de ne pas pouvoir répondre a vos petits mots. Ce sera donc un blog a regarder .




Il y a autant de réalités que d'individus: c'est une vérité de La Palice. Je passe à côté d'un champ de blé. Il y a le champ de blé du paysan qui l'a semé, qui escompte la récolte, pense à tout ce qu'il pourra payer avec l'argent que rapportera le blé; il y a le champ de blé près duquel je passe et qui me donne des idées de cuirasse d'or (par exemple et pour aller plus vite), d'autant que je suis en promenade avec un petit Arioste dans ma poche, et je serais plutôt tenté d'admirer dans ce champ de blé le magnifique vert des chardons et le beau rouge des coquelicots que j'interprète comme le travail de Cellini et du sang vermeil, alors que le vrai paysan s'en désespère et suppute combien ces chardons secs seront désagréable au battage. Il y a le champ de blé de l'économiste distingué; il y a le champ de blé du citadin en ballade; il y a le chamo de blé de Van Gogh, mais il n'y a pas le champ de blé du manieur de réalités. Ni le paysan, ni moi-même, ni l'économiste, ni Van Gogh ne sommes dans la réalité. Tout ce que nous pouvons transmettre c'est l'idée que nous nous faisons du cham de blé. Il en est des êtres comme des choses. De là les passions.

Les raisons du bonheur.

[Jean Giono]

publié dans : Au grés des saisons par loralia communauté : Le champ du monde

Commentaires

Texte Libre

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus